L’international béninois Olivier Verdon a tourné la page du Ludogorets Razgrad. Après six saisons en Bulgarie, le défenseur central a rejoint le Maccabi Netanya, club de Ligat ha’Al, pour un contrat de deux ans assorti d’une option d’une saison supplémentaire. Le club israélien a officialisé son arrivée le 17 septembre 2026.
Le départ de Ludogorets, annoncé le 5 septembre, a suscité des critiques contrastées au Bénin. Certains y ont vu un recul, d’autres une fin de cycle. Obé Affissou Adéwalé, coach détenteur de la Licence C CAF et directeur sportif du centre Talent Pur, a répondu au micro de 229foot.
Pour lui, le débat est mal posé : Verdon n’a pas quitté l’Europe pour le championnat béninois, mais pour un club du Moyen-Orient dont le pays participe encore aux compétitions européennes.
Son expérience et sa solidité défensive sont présentées comme des atouts pour stabiliser la défense de Netanya. Le coach insiste surtout sur le timing. À 30 ans, un contrat en Israël peut aussi répondre à une logique financière, sans fermer la porte à un retour en Europe.
Le championnat de Bulgarie et le championnat d’Israël, il n’y a pas trop de différence. Ce que je peux lui reprocher, c’est de quitter l’Europe pour l’Afrique. Par exemple, quitter l’Europe pour le Bénin. Mais il a quitté l’Europe pour le Moyen-Orient. Il est vrai qu’il y a une différence, mais Israël participe à la Ligue des champions. Il ne pouvait pas trouver mieux à 31 ans. Laissez-moi vous dire qu’il tend déjà vers la fin de sa carrière et, s’il y a un contrat en Israël, c’est pour amasser beaucoup d’argent. Vous ne savez pas quel est le montant du transfert, mais cela doit être beaucoup, beaucoup, comparé au CFA.
Donc, laissez les polémiques. Le plus important à retenir, c’est qu’Olivier Verdon n’a pas quitté la Bulgarie pour le Bénin. Il a quitté la Bulgarie pour Israël. Alors, souhaitons-lui bonne chance. Ceux qui pensent que c’est la fin de sa carrière se trompent. S’il travaille, il peut se relancer en Europe. Je prends le cas de Junior Olaitan, qui fait la pluie et le beau temps actuellement à Beşiktaş en Turquie. Olaitan, on connaissait ses débuts ici au Bénin, où beaucoup le traitaient de paresseux. Mais le voilà transféré en Europe ; trois ou quatre ans après, c’est lui qui illumine maintenant. La différence est là. Je vous en prie. Souhaitons-lui (Olivier Verdon) bonne chance et qu’il nous revienne en force.
Le parallèle avec Junior Olaitan sert à recentrer le débat. Un parcours contesté au départ n’interdit pas une relance européenne. Affissou Adéwalé invite donc à juger Verdon par rapport à son rendement à Netanya, plutôt qu’à la seule réputation du championnat.
Pour le Maccabi Netanya, l’arrivée de l’international béninois, passé par Bordeaux, Sochaux, Alavés, Eupen et six saisons au Ludogorets, vise surtout à apporter de l’expérience.




