À la veille du match Burkina Faso vs Bénin comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2027, Charles Titigoueti, président de la Ligue départementale Atlantique de football, refuse d’être dans les émotions. Interrogé par 229foot, il dessine un scénario étroit avec un match nul à Ouagadougou. Pas par manque d’ambition. Par lecture du contexte actuel des choses.
Burkina Faso et Bénin inaugurent les matchs du groupe F des éliminatoires de la CAN 2027, une poule à quatre également composée de la Mauritanie et de la République centrafricaine. Les deux premiers seront qualifiés pour la phase finale coorganisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie en 2027. Le Bénin enchaînera quatre jours plus tard contre la Mauritanie.
Titigoueti fait d’abord un lien avec la récente rencontre internationale amicale entre les deux pays. Lors de la préparation de la CAN 2025, les Guépards du Bénin ont été battus 3-0 par les Étalons du Burkina Faso au Maroc, le 18 novembre 2025 :
Cette défaite est encore dans la mémoire de tous les acteurs du football béninois et des joueurs en premier.
De là naît, selon lui, un « match dans le match » :
Ce sera un match de vengeance pour les Béninois qui devront, par sursaut d’orgueil, élever leur niveau de jeu, sortir le mental qu’il faut pour bomber la poitrine face au Burkina Faso pour ne pas subir une deuxième défaite.
Le dirigeant insiste sur le registre du duel tactique, physique, qui sera disputé jusqu’au bout. Le Burkina, à domicile, voudra « faire la différence une deuxième fois ». Le Bénin, lui, « ne va pas vouloir perdre ». Conclusion de son analyse :
Je vois un match nul.
Titigoueti prend soin de séparer les deux plans :
Bien sûr, je souhaite une victoire du Bénin. […] Faire un pronostic, c’est différent du souhait. Mon souhait, c’est que le Bénin gagne et que les Guépards reviennent avec les trois points. En termes de pronostic, vu les conditions et les contextes de ce match, ça va être très, très, très serré.
Cette distinction donne au propos sa teneur professionnelle. Elle évite l’incantation et assume l’incertitude d’un premier match officiel à l’extérieur, face à une sélection habituée des phases finales de la CAN.




