Quelques semaines seulement après son arrivée au SD Huesca, en Espagne, le jeune défenseur central Jordan Lawson, 18 ans, s’est confié en exclusivité à 229foot. Hispano-béninois, passé par un cursus universitaire aux États-Unis, le talent prometteur des Guépards du Bénin revient sur son transfert, son adaptation rapide, ses ambitions collectives et individuelles, et surtout son attachement viscéral à la sélection nationale du Bénin.
Bonne arrivée en Espagne, je pense que vous êtes de retour à la maison. Déjà dites-nous, est-ce que vous avez terminé vos études ?
Non, je n’ai pas encore terminé mes études. Aux États-Unis, j’ai fait un semestre, mais mon objectif est de les terminer ici en Espagne. Pour moi, il est très important de continuer à me former, à la fois sur le plan sportif et académique.
Parlez-nous de ce qui a motivé ce transfert ?
La convocation avec la sélection nationale a été un moment très important pour moi, et ça a beaucoup influencé ma décision de me lancer pleinement dans une carrière professionnelle. L’Espagne est l’un des pays où le niveau de football est le plus élevé au monde, et j’ai la chance d’être espagnol et de pouvoir continuer à progresser dans l’une des meilleures filières du football espagnole.
Avez-vous déjà été en contact avec le staff et vos nouveaux coéquipiers ? Parlez-nous de l’ambiance.
Oui, je suis très content du staff. Ils m’ont accueilli les bras ouverts et ils me donnent beaucoup de confiance. Cela se voit aussi par le fait que je suis titulaire depuis mon arrivée dans l’équipe. Mes coéquipiers me respectent et m’apprécient, je pense aussi grâce au travail, à la discipline et à l’implication que je montre chaque jour, aussi bien sur le terrain qu’en dehors.
Objectifs de la saison sur le plan individuel et collectif ?
Sur le plan collectif, l’objectif est de maintenir la catégorie. C’est très important pour le club d’avoir une équipe qui lutte au plus haut niveau face à des canteras comme celles du Barça ou de l’Espanyol.
Sur le plan individuel, je veux continuer à progresser et à m’adapter à ce niveau. J’essaie aussi d’apprendre chaque jour auprès de grands professionnels comme Íñigo Ros ou Juanjo Camacho, le directeur sportif de la filière de Huesca, et de donner le meilleur de moi-même pour aider l’équipe à continuer de progresser.
Comment appréciez-vous votre dernière saison aux USA (matchs, buts, passes) ?
Le championnat aux États-Unis est très physique. Nous pouvions jouer jusqu’à deux matchs par semaine, avec plusieurs séances d’entraînement par jour. Je suis très reconnaissant envers mon entraîneur et mon entraîneur adjoint, car j’ai été titulaire dans presque tous les matchs.
Mais ce que cette expérience m’a apporté le plus, c’est au niveau personnel. J’étais en dehors de ma zone de confort, loin de ma famille et de mes amis. Cela m’a permis de grandir et aussi de créer de grandes amitiés qui font aujourd’hui partie de ma famille.
La sélection nationale vous l’avez découverte en novembre 2025. Comment aviez-vous vécu la CAN à distance ?
C’était un moment très spécial. Même si je suivais les matchs à distance, j’ai aussi eu la chance de pouvoir aller les voir et les soutenir lors du match contre le Sénégal. J’étais très fier de l’équipe et de ce qu’ils ont accompli. On voit que le football béninois progresse beaucoup et atteint un niveau de plus en plus élevé. J’espère pouvoir contribuer moi aussi à continuer de faire grandir le football béninois.
Avez-vous soif de revenir en sélection ?
Bien sûr. Porter le maillot de la sélection est un immense honneur. Je travaille très dur chaque jour pour mériter une nouvelle opportunité et, si elle arrive, je serai prêt à donner le maximum pour mon pays.




