Pour leur entrée dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, les Guépards du Bénin ont arraché le nul (1-1) chez les Étalons du Burkina Faso, têtes de série du groupe F. Menés à la pause après un penalty de Lassina Traoré (20e), les hommes de Gernot Rohr ont égalisé sur un autre penalty, transformé par Tosin Aiyegun (68e).
Charles Titigouéti, président de la Ligue Atlantique de football et voix habituelle de l’analyse béninoise, estime que le match a confirmé ce qu’il avançait avant le coup d’envoi : les deux équipes n’étaient pas à égalité psychologique, et chacune a joué sa mi-temps.
« Chaque équipe a joué sa mi-temps avec son avantage psychologique »
Selon lui, le Burkina Faso a capitalisé sur l’ascendant pris lors de la dernière confrontation amicale, une victoire 3-0 en novembre 2025, pour ouvrir le score et rentrer aux vestiaires avec un avantage de 1-0. Il souligne :
Les Burkinabè ont utilisé cet avantage psychologique acquis lors de leur victoire de la dernière rencontre amicale pour marquer le premier but en première mi-temps.
Le basculement, à l’entendre, n’est pas seulement tactique. Il est mental :
Les Béninois, à la pause, avec les consignes du staff technique, sont revenus beaucoup plus requinqués et le mental gonflé. Ils ont joué leur va-tout, beaucoup plus offensifs, ouverts, décontractés. Ils ont mis en difficulté cette équipe du Burkina Faso qui n’a pas du tout existé pendant les 45 dernières minutes.
Titigouéti refuse de classer le résultat dans la catégorie des occasions manquées :
Nous ne pouvons pas dire que c’est un point pris aujourd’hui pour le Bénin : c’est comme une victoire, parce qu’il ne fallait pas perdre ce match. Il ne fallait absolument pas perdre ce match, et ils l’ont fait.
3 choses à retenir sur le match nul du Bénin contre le Burkina Faso
Dans un groupe où la Mauritanie a déjà pris trois points en battant la République centrafricaine (3-1), le partage des points à Ouagadougou laisse le Bénin et le Burkina Faso à un point, derrière les Mourabitounes. Pour l’analyste, le mérite revient aux joueurs comme au staff :
Déjà, chapeau aux joueurs et au staff pour le travail qu’ils font et qu’ils ont réalisé lors de ce match.
Pour Charles Titigouéti :
il faut vite oublier ce match. Maintenant, il faut oublier très vite ce match, puisque celui qui vient sera aussi complexe et déterminant dans le calcul et la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations 2027.
Le deuxième match est fixé au mardi 29 septembre, contre la Mauritanie, à Abidjan. Le Bénin ne peut pas encore recevoir cette rencontre sur son territoire ; la Côte d’Ivoire accueillera donc les Guépards. Titigouéti y voit un atout :
On joue le deuxième match heureusement à domicile, puisque ce sera à Abidjan, qui a toujours porté chance à l’équipe du Bénin.
À ses yeux, le déplacement de Ouagadougou a surtout servi de repère :
Face au Burkina Faso, l’équipe béninoise a certainement profité pour se donner un repère. Du coup, le match contre la Mauritanie aura une très bonne saveur pour le Bénin, qui va jouer beaucoup plus décontracté et libre dans la tête. On ne peut qu’espérer une victoire pour la deuxième journée des éliminatoires.
Après un premier point arraché chez le favori, le Bénin aborde Abidjan avec un capital fragile, mais intact. C’est exactement ce que Titigouéti demandait avant le match : ne pas perdre. Les Guépards l’ont fait. Désormais, il va falloir transformer l’orgueil de la seconde période face au Burkina Faso en victoire, dès mardi contre la Mauritanie.




