A deux mois de la fin du mandat de l’actuel bureau de la Fédération Béninoise de Football (FBF), le secrétaire général de l’instance faîtière du football béninois, Claude Paqui s’est prononcé sur les sujets brûlants de l’actualité du football béninois à travers une interview exclusive accordée à 229foot.
Entre la participation du Bénin à la dernière CAN 2025, les prochaines éliminatoires de la CAN 2027, la qualification de la sélection féminine béninoise U20 pour la Coupe du monde en Pologne ainsi que les prochaines élections à la FBF, le patron de l’administration du football béninois n’a éludé aucun sujet.
Lors de la dernière CAN 2025 au Maroc, le Bénin s’est fait sortir en huitièmes de finale par l’Egypte. Avec du recul, qu’est-ce qui, selon vous, a manqué aux Guépards ?
Nous étions à notre 5e participation à une telle compétition et nous avions pu s’extirper d’un groupe difficile pour disputer le second tour. Face à l’Egypte, qui n’est pas un moindre adversaire, la tâche était encore plus ardue. J’estime que la fatigue de nos joueurs combinée à la qualité des joueurs de l’Egypte a fait la différence. Mais je retiens que nous avons fait une très bonne participation et que c’est prometteur pour la suite.
En septembre, ce sera le démarrage des nouvelles qualifications pour la CAN 2027. Le Bénin est dans la poule F en compagnie du Burkina, de la Mauritanie et de la Centrafrique. Quel est votre état d’esprit avant l’entame de ces qualifications en septembre prochain ?
C’est un état d’esprit de gagnant, de conquérant. Nous allons aborder ces rencontres sans complexe d’infériorité. Nous allons jouer crânement notre chance, produire du beau jeu et être efficace, tout en faisant plaisir au peuple béninois en allant chercher cette 6e qualification pour la CAN 2027.
Pour la prochaine trêve internationale de juin, le Bénin disputera deux matchs amicaux notamment face au Togo et au Soudan. Que recherchez-vous avec ces deux sparrings partners ?
Il est extrêmement important de préparer les échéances futures dès maintenant avec ces matchs amicaux. Celà permettra au coach d’avoir une idée de l’état de forme de son groupe, d’essayer d’autres joueurs afin de renforcer qualitativement l’équipe. Donc ces deux matchs amicaux de la trêve internationale de juin en marge du stage de la sélection au Maroc est une bonne chose.
Le contrat du sélectionneur Gernot Rohr va s’achever en décembre prochain. Est-ce qu’il y a des discussions actuellement pour prolonger son bail ?
Pour le moment, non. En parfaite intelligence avec le ministre des sports (Benoît Dato), le président de la fédération (Mathurin Dechacus), ils vont décider ce qu’il en est. Ils décideront toujours de quelque chose de bien pour le pays.
Aujourd’hui, le constat est clair, le football féminin béninois se porte très bien. La sélection féminine U20 se qualifie pour sa première phase finale de Coupe du monde récemment. La sélection féminine U17 vient de battre (3-0) la Sierra Léone dans le cadre du match aller du troisième tour des éliminatoires de la Coupe du monde de la catégorie au Maroc. Qu’est-ce qui peut expliquer aujourd’hui ce regain de forme au niveau du football féminin béninois ?
Ce qui peut expliquer ce regain du football béninois, c’est simplement une volonté affichée du gouvernement béninois d’accompagner le football en général. En ce qui concerne le football féminin, c’est parti du dispositif de l’organisation des différents championnats féminins que la fédération a mis en place.
Il y en a quatre. Chaque championnat prend en compte une catégorie d’âge. Ce qui fait que lorsqu’il est question pour un sélectionneur qui est en charge d’une catégorie, il a déjà les joueuses, les athlètes toutes prêtes parce que ces athlètes participent à ces championnats qui s’organisent depuis cinq ans et qui ont de la compétition dans les jambes.
La deuxième chose, même si on a autorisé le club à engager un certain nombre de joueuses d’autres nationalités, il a été interdit aux différents sélectionneurs de ne pas sélectionner les joueuses de nationalités étrangères. Donc histoire d’avoir que les joueuses réellement béninoises de souche dans les différentes sélections.
La troisième chose qui n’est pas à négliger, c’est les formations de licence CAF que la fédération a commencé à organiser depuis trois ou quatre ans. Cela fait que tous les clubs, qu’ils soient masculins ou féminins, ont des coachs, des entraîneurs qui ont une formation digne de ce nom. Donc nous n’avons plus les coachs qui sont formés sur le tas et les autodidactes pour coacher les différents clubs.
On ne va pas aussi négliger le côté scolaire, donc les classes sportives et les championnats scolaires qui sont organisés par le ministère des sports. Tout cela, mis ensemble, a contribué à l’essor du football féminin. C’est le moment de remercier le gouvernement, de remercier le président de la fédération béninoise de football, M. Mathurin de Chacus, et tous les membres de son comité.
Les prochaines élections du nouveau bureau de la Fédération Béninoise de Football (FBF) se tiendront en août prochain. L’actuel président qui va boucler son deuxième mandat se présentera-t-il à ces élections ?
Le président Mathurin de Chacus est un homme de principe. Il a dit qu’il va faire deux mandats. C’est vrai que beaucoup veulent qu’il rempile, mais en l’état actuel, on n’a pas touché aux tests. Et comme c’est un homme de principe et de parole, je ne pense pas qu’il revienne à la charge pour quoi que ce soit.




